Une dépêche
“Enfin !” pourrait-on dire.
- Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?
- Parce que c’est un dossier politique, instrumentalisé, dès le début, dans le but de porter atteinte à la Syrie et au Hezbollah.
Aussi, selon les circonstances politiques régionales, les procureurs qui se sont succédés ont laisser percer des indiscrétions qui visaient tour à tour les “bêtes noires” des USA. Au départ, il s’agissait de faire partir les troupes syriennes de paix, installées au Liban à la demande de la Ligue Arabe. Les troupes partirent.
Puis, ce fut le tour du Hezbollah. Dans le but de faire interdire cette organisation paramilitaire qui a affronté Israël et qui a humilié l’Etat sioniste. Mais cette fois-ci, la bataille fut rude. Le Hezbollah mit à jour des preuve selon lesquelles Israël était directement impliqué dans l’assassinat de Hariri-père.
Maintenant que la pression des USA et d’Israël visent avant tout la Syrie, les accusations qui vont être rendues publiques pourraient mettre en cause l’appareil d’Etat syrien.
Dans l’affaire, il a été prouvé que des faux témoins ont été sollicité par les responsables de l’enquête. Il n’a pas été possible de juger et de condamner les faux témoins et leurs commanditaires.
Le général El Sayed a ainsi passé quatre années de détention arbitraire sur la base des affabulations de faux témoins et de fausses preuves auxquelles on lui a refusé l’accès pendant tout ce temps !
Voilà, c’est la justice internationale du Conseil de Sécurité sous la houlette des USA : au gré de l’évolution de la situation régionale et des variations de l’intérêt des Israéliens et US, nous en sommes à la troisième modification de l’acte d’accusation !
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Le juge de la mise en état du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a ordonné jeudi que l’ex-général libanais Jamil El Sayed, écroué pendant quatre ans dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, ait accès à son dossier. “Le juge de la mise en état Daniel Fransen a ordonné au procureur du tribunal de communiquer plus de 270 documents à Jamil El Sayed”, a annoncé dans un communiqué le TSL, situé à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye.
Jamil El Sayed, ancien directeur de la Sûreté générale du Liban, est l’un des quatre généraux libanais qui avaient été détenus par les autorités libanaises dans le cadre de l’enquête sur l’attentat au cours duquel Rafic Hariri et 22 autres personnes avaient trouvé la mort à Beyrouth le 14 février 2005. Il affirme avoir été détenu arbitrairement au Liban entre le 30 août 2005 et le 29 avril 2009 à la suite de dénonciations calomnieuses. Il avait été remis en liberté par le juge Fransen en raison de l’absence d’”éléments de preuve suffisants”. “Une grande majorité de ces documents seront divulgués à M. El Sayed tandis que d’autres pourront être consultés uniquement par son conseil”, précise le communiqué.
Ces documents, dont une partie doit être remise “dans un délai très bref”, ne peuvent être utilisés qu’à des “fins légitimes”, a ordonné le juge selon lequel “leur utilisation doit respecter la présomption d’innocence, les droits de la défense ainsi que le droit des tiers au respect de leur vie privée”. Jamil El Sayed avait réclamé le 13 juillet 2010, lors d’une audience devant le TSL, l’accès aux éléments du dossier d’enquête concernant son arrestation afin de pouvoir entamer des procédures devant d’autres juridictions pour obtenir réparation du préjudice moral et matériel qu’il estime avoir subi.
Lors d’une nouvelle audience le 14 janvier, la défense de l’ancien général avait reproché au procureur Daniel Bellemare d’“occulter” les preuves démontrant que celui-ci avait été détenu arbitrairement pendant quatre ans. M. Sayed, mais également le puissant parti chiite Hezbollah et ses alliés, accusent des proches du Premier ministre libanais Saad Hariri, fils de Rafic, d’avoir “fabriqué” des preuves à partir de faux témoignages. L’ancien général libanais avait été incarcéré à la demande de la Commission d’enquête internationale créée par les Nations unies pour faire la lumière sur l’attentat contre Rafic Hariri.
Le dossier d’enquête avait été remis par le commission d’enquête au TSL qui avait ouvert ses portes le 1er mars 2009. Le juge Fransen examine actuellement l’acte d’accusation confidentiel déposé par le procureur dans le cadre de l’enquête sur l’attentat contre Rafic Hariri. Le juge de la mise en état est chargé de le confirmer avant le lancement de mandats d’arrêt ou de citations à comparaître.
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